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  • Lettre à l'attention de Monsieur le Président de la République et de Monsieur le Premier Ministre

    Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,

    Entendez le ras-le-bol des citoyens ! Entendez  le besoin de clarté !

    Les Conseillers Généraux du Groupe Union@ction.62 sont intervenus en janvier, pour dénoncer le projet de réforme territoriale et le redécoupage des cantons considérant ce projet « purement politique, coûteux et très éloigné des préoccupations des concitoyens ». Vous avez affiché votre mépris par l’absence de réponse.

    Les élus avaient également fustigé l’incohérence qui consiste à proposer la suppression des Départements quelques mois après avoir validé le nouveau redécoupage des cantons et modifié le scrutin pour pérenniser l’institution départementale.

    Suite aux dernières tergiversations concernant le calendrier électoral, il est de notre devoir de réagir ! Alors que le gouvernement a fait adopter par le Parlement le décalage des élections départementales et régionales à décembre 2015, on nous annonce aujourd’hui qu’elles pourraient avoir lieu en mars ou en juin 2015.

    En d’autres termes, en à peine un an votre Gouvernement dit tout et son contraire ! Est-ce comme cela que doit se mener la réforme de nos collectivités ?  Quel sens peut être donné à votre démarche ?

    Partout nous entendons les gens être mécontents de la politique qui est menée et des rétropédalages permanents. Les sondages prédisent une manifestation massive du ras-le -bol dans les urnes. Monsieur le Premier ministre vous avez parlé de « crise de morale » et de « crise de confiance ». Alors que le fossé se creuse chaque jour entre les élus et les citoyens, le risque est grand de parvenir au point de non retour.

    Le résultat de votre réforme parle de lui-même: de nouveaux cantons que personne ne connaît, des modalités et une règle du binôme que personne ne connaît, des compétences et des missions que personne de connaît et un calendrier que personne ne connaît.

    En évoquant une avancée des élections cantonales et régionales de décembre 2015 à juin 2015 ou encore mai 2015, on se moque des citoyens et de la démocratie. Comment peut-on s’étonner aujourd’hui que les électeurs s’abstiennent ou choisissent un bulletin contestataire ?

    Nous sommes soucieux de proposer à nos concitoyens un vrai débat pour les futures échéances électorales mais personne ne sait aujourd’hui ce que le département aura comme compétence demain. Les citoyens ont le droit de voter pour un programme reposant sur des propositions claires plutôt qu’un vote d’étiquette.

    Par ailleurs, vous mettez les élus face à un très gros risque juridique puisque nous sommes peut-être d’ores et déjà dans une période de restriction au sens du code électoral. Etes-vous prêt à mettre en péril les comptes de campagne de nombreux candidats notamment des  majorités en place? Quel signal la montée en puissance de ce type de contentieux pourrait-elle envoyer à nos concitoyens?

    Monsieur le Premier Ministre vous avez déclaré : « Nous devons agir autrement. Et parler autrement. Pour être écoutés, et entendus. Nous savons quel serait le prix terrible de notre échec. »

    Votre échec est retentissant et c’est le pays tout entier qui en paie le prix fort. Les mots ont déjà été trop nombreux. Il est urgent d’agir autrement.  Il est urgent de prendre conscience du ras-le-bol de des citoyens et de respecter les élus de nos collectivités.

    Les élus du Groupe Union@ction.62 demandent qu’un calendrier clair et une feuille de route soient fixés rapidement. Nous demandons solennellement de la cohérence et de la lisibilité. C’est une condition pour restaurer la confiance.

    Certains de l’attention que vous porterez à cette lettre et dans l’attente d’une réponse,

    Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier Ministre,  en l’assurance de notre haute considération.

    Pour le Groupe Union@ction.62, 

    Michel PETIT

    Président du Groupe